DES Module de radioprotection et dosimétrie





Intitulé : Irradiation des personnels en radiodiagnostic et en médecine nucléaire
Nature : Résumé
Auteur : Bernard AUBERT
Source : EPU Centre Antoine Béclère
Mots-clés : Expositions professionnelles



IRRADIATION DES PERSONNELS EN RADIODIAGNOSTIC ET EN MÉDECINE NUCLÉAIRE

B. AUBERT, Institut Gustave Roussy, Villejuif

Le personnel est soumis à un risque d'exposition externe, aussi bien en Radiodiagnostic qu'en Médecine Nucléaire. Pour cette dernière modalité, il est également soumis au risque d'exposition interne en raison de l'utilisation de sources non scellées.

En radiodiagnostic dans la majorité des cas, l'opérateur est situé à proximité de l'appareil dans la salle d'examen, derrière un paravent de protection. Cependant, certaines procédures très spécialisées ou certaines application ( radios au lit de malade, de bébés ou d'enfants et certaines études à l'aide de produit de contraste ) ne permettent pas de bénéficier de cette protection et peuvent imposer la présence d'un opérateur près du malade pendant la radioscopie ou la prise de clichés. Pour l'opérateur, le risque majeur provient alors de rayonnement diffusé par le patient et éventuellement par des accessoires ou des parois, l'usage d'un cordon pour le déclenchement à distance de l'installation et / ou le port de gants et de tablier de protection permettent de limiter le niveau d'exposition du personnel à une valeur très faible.

En médecine nucléaire, les radiopharmaceutiques sont préparés et manipulés manuellement ; après injection, le patient contitue la source. En plus du risque d'exposition externe, existe celui d'exposition interne suite à une contamination externe et / ou interne.
A l'heure actuelle, la grande majorité des examens à but diagnostic sont à base de technétium 99m, avec des activités comprises entre 40 MBq et 1 GBq. Dans les applications thérapeutiques, on utilise principalement l'iode 131, avec des activités jusqu'à 4 GBq dans les traitements des cancers thyroïdiens et, depuis l'apparition de la mIBG ( méta-iodobenzyleguanidine ) pour le traitement des phéochromocytomes, jusqu'à 8 GBq. Les caractéristiques des sources utilisées en Médecine Nucléaire nécessitent une radioprotection particulière basée sur la conception et l'aménagement des locaux visant à limiter tout risque et toute conséquence d'une contamination. On retiendra plus particulièrement deux risques : l'irradiation des doigts en raison des activités élevées de technétium 99m manipulées et la contamination interne par inhalation d'iode 131 en raison de son caractère volatil et de sa radiotoxicité.




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Page modifiée le 19/02/2003 à 15h11.


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