DES Module de radioprotection et dosimétrie





Intitulé : Limitation des doses en radiodiagnostic chez l'enfant
Nature : Résumé
Auteur : Philippe DEVRED
Source : EPU Centre Antoine Béclère
Mots-clés : Pratiques médicales de radioprotection, Radiopédiatrie



RÉGLEMENTATION, RECOMMANDATIONS pour la limitation des doses en radiodiagnostic chez l'enfant

PH. DEVRED , PH. PETIT


Le développement des moyens d'imagerie entraîne de façon très insidieuse une banalisation de la prestation radiologique à l'âge pédiatrique. La nocivité réelle de cette irradiation ne peut être évaluée, mais il est essentiel d'en limiter les risques. L'action doit être menée à deux niveaux : au niveau technique et au niveau médical.

Les progrès techniques ont contribué globalement à une baisse générale des doses utilisées en radiodiagnostic. Il persiste cependant des écarts importants entre l'irradiation délivrée pour un même examen en fonction de type de l'installation et du protocole technique choisi. Ceci est très sensible en pédiatrie où il faut utiliser tous les moyens visant à réduire la dose nécessaire à la réalisation d'un examen : couple écran-film, localisateurs, numérisation, contrôles des générateurs, utilisation de centreur limineux, mais aussi moyens d'immobilisation et de concentration, protections plombées, position du tube par rapport aux organes sensibles... Il est proposé un guide européen de recommandations en ce qui concerne les protocoles techniques de la plupart des examens habituels de radiodiagnostic en pédiatrie.

La prescription des examens d'imagerie est le deuxième niveau essentiel du contrôle de l'irradiation. C'est le médecin radiologiste, ayant une connaissance pédiatrique, qui doit choisir la technique d'imagerie la mieux adaptée pour répondre aux questions que lui pose le clinicien. Ceci doit se faire dans une ambiance de concertation et de discussion où chacun utilise ses compétences. Ainsi pourront être privilégiés chaque fois que cela est possible l'échographie, méthode particulièrement performante chez l'enfant, l'IRM, voire la scintigraphie. Le radiologiste, correctement orienté, n'effectuera au cours des examens radiologiques que les incidences nécessaires et suffisantes pour répondre au problème posé. Par exemple, une UIV ou un TOGD chez l'enfant comportent beaucoup moins de clichés que chez l'adulte, et les incidences pratiquées ne sont pas les mêmes, la pathologie recherchée n'étant pas la même.

Le contrôle de la technique et celui de la prescription sont les éléments clés de la radioprotection chez l'enfant.




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Page modifiée le 19/02/2003 à 15h11.


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