DES Module de radioprotection et dosimétrie





Intitulé : Pratique médicale et irradiation des patients en médecine nucléaire
Nature : Résumé
Auteur : Bernard BOK
Source : EPU Centre Antoine Béclère
Mots-clés : Pratiques médicales de radioprotection, Technologie



PRATIQUE MEDICALE ET IRRADIATION DES PATIENTS EN MEDECINE NUCLEAIRE

B. BOK, Hôpital Beaujon - 92118 Clichy cedex.

Les examens de médecine nucléaire diagnostique sont aujourd'hui très peu irradiants pour le patient.

Ceci explique l'extension des indications par exemple vers une véritable "pédiatrie nucléaire" ou vers une surveillance par des examens répétés moins irradiants que des techniques conventionnelles.

Le facteur limitant n'est plus aujourd'hui l'irradiation du patient mais celle du personnel. Cependant, il convient toujours de limiter l'irradiation au minimum par une évaluation préalable du rapport bénéfice / risque. C'est avant tout au niveau de l'indication que doit porter l'effort : un examen ne doit être pratiqué que si l'on en attend des renseignements utiles, capables de modifier l'attitude thérapeutique.

La technique tout en tenant compte de l'irradiation , ne doit pas privilégier exagérément une baisse de la dose si elle doit se traduire par une perte de la valeur diagnostique de l'examen. Par exemple, le choix du traceur reposera non seulement sur les caractères physiques de l'émission radioactive, mais aussi et peut-être davantage sur les propriétés physiologiques de la molécule étudiée : par exemple, on ne peut étudier complètement un processus métabolique lent avec un traceur de demi-vie trop courte.

En radiothérapie métabolique utilisant des sources radioactives non scellées, le but n'est évidemment pas le même car on veut délivrer à l'organe malade une dose élevée de rayonnement, pour une pathologie le plus souvent cancéreuse. L'essentiel est d'obtenir une excellente sélectivité afin de protéger au mieux de l'irradiation le reste de l'organisme. La nature de la maladie et le terrain jouent un rôle majeur. Ainsi, limiter l'irradiation génitale n'a pas la même importance selon que l'on traite un cancer thyroïdien chez une femme jeune, avec une grande probabilité de guérison ; ou que l'on traite avec du lipiodol radioactif un cancer du foie au pronostic très sombre à court terme...




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Page modifiée le 19/02/2003 à 15h11.


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