Ce lien pointe vers le résumé d'une intervention du Professeur GRELLET au colloque du Centenaire de la radioactivité consacré au risque des faibles doses. Ce texte vous est fourni en complément du cours. LIMITATION DES DOSES EN RADIODIAGNOSTIC CHEZ LA FEMME
J. GRELLET
La radioprotection de la femme s'est, jusqu'à présent, élaborée
autour de sa seule fonction de gestation. "Limiter les doses chez la femme
" doit être compris comme " limiter les doses à l'embryon
ou au foetus ". Deux règles guident dans ce champ les actes de radiodiagnostic
: 2. Si une femme enceinte a été malencontreusement irradiée, une interruption de grossesse doit être proposée, lorsque la dose absorbée par le conceptus excède 200 mGy ( 20 rads ) La dose de 200 mGy, avancée par le NCRP ( 1953 ) a été
adopté par l'ensemble des organisations internationales. Son caractère absolu étant admis, deux questions se posent : Comment, en pratique, mesurer cette dose ? La dose " au conceptus " n'est pas, en pratique, toujours facile à calculer avec précision. Les simulations ne sont possibles que si les conditions d'exposition sont exactement connues. Les radiologistes devraient prendre l'habitude d'indiquer sur le compte rendu d'examen les conditions d'irradiation (ou la dose d'exposition) pour tout examen irradant le pelvis chez la femme en âge de procréer. Quelle protection réelle existe-t -il, à l'abri de cette dose-frontière, quant à l'avenir de conceptus irradié ? La dose limite de 200 mGy parait offrir une sécurité assez bonne, en ce sens qu'il est peu probable qu'un embryon ou un foetus, exposé à une dose inférieure, ait à en souffrir ultérieurement, c'est à dire au cours de sa vie d'enfant ou d'adulte et dans sa descendance. Il ne faut pas néanmois cacher qu'elle ne met pas à l'abri de la totalité des risques, si les hypothèses retenues pour calculer ces risques sont fiables. Devant la difficulté d'apprécier la réalité de ces risques et aussi longtemps qu'on ne pourra prouver leur sus ou sous-évaluation, il paraît raisonnable de maintenir cette dose-limite. Il faut souhaiter qu'un observatoire national, puis européen, soit rapidement
institué qui permettra le suivi systématique de la descendance
de la cohorte des femmes qui ont été malencontreusement irradiées
au cours de leur grossesse.
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