A. COUTURE
, C. BAUD, JL. FERRAN, C. VEYRAC Centre Hospitalier - Montpellier
La hanche est une articulation privilégiée
car elle constitue dans l'organisation locomotrice un des éléments
de la station érigée de la marche bipède
. Cependant, le chemin est long avant que la morphologie
définitive ne soit atteinte
: la transformation de la maquette cartilagineuse est progressive
et s'étend du 2
ème mois de la vie foetale jusqu'à
la fin de la maturation osseuse soit 15 ans environ
. La hanche en croissance est en effet soumise à
des modifications morphologiques permanentes dont la dynamique impose
la perfection
: seule l'action harmonieuse
, hiérarchisée et synchrone de nombreux cartilages,
dont l'action est arbitrée par les vaisseaux et animée par
les forces mécaniques
, est le garant en fin de maturation osseuse d'une articulation
coxo-fémorale de qualité
. Ce contrat de maturation est difficile à tenir
car la hanche en croissance
, ébauche cartilagineuse, est particulièrement
vulnérable aux multiples agressions traumatiques infectieuses ou
vasculaires
.
Concernant l'imagerie de la hanche
, la radiographie du bassin en période néonatale
a montré toutes ses insuffisances
. Toutes les structures cartilagineuses de la hanche sont
invisibles radiologiquement et ceci est fondamental à percevoir
pour comprendre les limites du cliché radiologique en matière
de luxation de la hanche
. Une hanche luxable peut être en position de réduction
au moment du film
, de même un déplacement anormal est invisible
sur le film de face si la luxation
, au lieu d'être postéro-supérieure
, est seulement postérieure
.
L'arthrographie constitue une approche de qualité
de l'atmosphère cartilagineuse
, mais son indication reste limitée
, du fait de son agressivité
: anesthésie générale et injection
intra-articulaire
.
Enfin, l'imagerie par résonance magnétique
apporte des perspectives passionnantes par la distinction de contraste
spontané des structures cartilagineuses
, musculaires ou capsulo-ligamentaires
. Mais ses évidentes limites sont très restrictives
: nécessité d'antenne de surface adaptée
à la taille du nouveau-né ou du nourrisson
, examen long, immobilité absolue obligatoire, prémédication
ou anesthésie générale
...
C'est dire que l'utilisation de l'échographie
dans l'étude de la hanche du nouveau-né
, parce qu'elle représente la seule exploration
atraumatique permettant de préciser clairement l'intimité
cartilagineuse de l'articulation
, est une révolution
. Si elle constitue dès à présent
une aide évidente au thérapeute dans le domaine du bilan
anatomique initial d'une hanche néonatale
, elle apporte également des éléments
fondamentaux dans la surveillance thérapeutique d'une luxation
ou d'une dysplasie de hanche
.
2.1. Les impératifs d'un examen ultrasonore de qualité
Tout appareil qui permet d'apprécier très
précisément les structures anatomiques de la hanche (limbus
, capsule
, synoviale
, régions ossifiées et éléments
cartilagineux) est un bon appareil
.
Cette définition très sélective
explique que dans le domaine de l'échographie de la hanche
, l'appareillage utilisé ne souffre pas la médiocrité
.
Il est indispensable d'utiliser des barrettes à
haute fréquence chez un nouveau-né placé en décubitus
dorsal
. Chez le nouveau-né
, il est nécessaire d'obtenir un relâchement
musculaire complet
, faute de quoi l'examen échographique est impossible
à réaliser car les coupes de références se
jouent au millimètre près
. Le calme est habituellement obtenu soit par la prise
d'un biberon
, soit par l'endormissement
.
L'exploration ultrasonore doit suivre et non précéder
l'examen clinique car il constitue le prolongement logique de la main
du clinicien
.
C'est ainsi que dans la luxation de la hanche
, l'examen clinique reste le point fort du dépistage
. La méthode échographique offre au clinicien
la possibilité de vérifier ses constatations et c'est dans
ces circonstances orientées que l'échographie démontre
toute sa valeur
: confirmer une orientation clinique, rassurer le thérapeute
devant un doute ou une incertitude clinique
, orienter et améliorer un acte thérapeutique
.
Cette symbiose radioclinique, indispensable et difficile à obtenir,
exige savoir
, rigueur et compétence : il n'est pas toujours
simple d'affirmer l'intégrité clinique de la hanche ; de
même l'examen échographique doit être minutieux et
nécessite une connaissance anatomique parfaite d'une articulation
complexe
.
Cette compétence échographique doit s'acquérir
progressivement et au sein d'une équipe radioclinique unie
: le thérapeute dirige, oriente et traite ; l'imageur
aide
, complète, vérifie, surveille et parfois découvre.
2.1.3. Le moment idéal de l'examen ultrasonore
La luxation de hanche est une urgence diagnostique et
la préciser anatomiquement est une urgence échographique
. L'examen échographique doit être réalisé
en période néonatale
: les sondes de très hautes fréquences apportent
la qualité
, le jeune âge rend l'examen plus facile
.
L'examen ultrasonore fait logiquement suite à
l'examen clinique
: ceci évite la condamnable attitude d'une exploration
systématique
.
Une échographie systématique de tous les
nouveau-nés est tout aussi critiquable que l'examen radiographique
systématique
. Les raisons de cette attitude sont multiples
: surcharge financière considérable, multiplication des
inquiétudes, des hésitations et des traitements
inutiles ou abusifs
. C'est ainsi que SCHULZ (
5 ) démontre
tout l'intérêt de l'explorationultrasonore orientée
: il retrouve 17 % d'anomalies dans l'exploration de hanche
à risque
, alors que ce pourcentage tombe à 1 % dans le cadre
d'un screening néonatal systématique
.
C'est dire que l'indication des ultrasons se pose uniquement
devant une hanche à risque
. Il existe plusieurs circonstances devant lesquelles il
faut rechercher attentivement une luxation de la hanche cliniquement et
échographiquement en sachant que l'association des deux signes
multiplie le risque par 4 (Tableau 1)
.
2.2. Les plans de coupes ultrasonores (1
3 4
)
Dans la littérature, ils sont "multiples" mais
c'est la coupe frontale externe
, hanche fléchie en adduction
, qui constitue le plan de référence systématiquement
utilisé.
Tableau
1 : (d'après A. Dimeglio). "Orthopedic checklist"
ou la hanche à rsique
.
L'enfant est en décubitus dorsal et doit être
en totale relaxation musculaire
. Le genou et la hanche sont en position de flexion et
la main de l'examinateur réalise sur le membre étudié
un mouvement d'adduction forcée
. La sonde est alors placée sur la face externe
de la cuisse
. La position de flexion-adduction forcée (ou manoeuvre
d'agression) est essentielle car elle constitue une posture luxante et
représente ainsi le premier temps de l'examen dynamique
.
Les critères de référence d'une
coupe réussie sont représentés d'une part par l'aspect
rectiligne de l'os iliaque parallèle au plan cutané
, et d'autre part par la visualisation du pubis sous forme
d'une image échogène
, en cupule, à concavité interne. Ces deux éléments
échogènes étant repérés,
la sonde doit être orientée pour passer au niveau de la plus
grande profondeur cotyloidienne
.
Ce plan de coupe est ainsi pris en tenaille entre ces
deux repères osseux
. On comprend aisément que sa réalisation
nécessite une relaxation musculaire parfaite
.
Ces repères sont facilement identifiables du fait de leur aspect
très échogène et doivent être toujours exigés
sur la coupe frontale externe. Leur présence au
cours de chaque examen permet ainsi une comparaison évolutive chez
le même enfant ou chez un enfant différent (Figure 1)
.
Figure
1 : Repères de l'échographie de hanches
.
2.3.1.1. L'épiphyse fémorale
Chez le prématuré ou le nouveau-né
à terme
, où la tête fémorale est uniquement
cartilagineuse
, ce sont les sondes de hautes fréquences qui fournissent
l'idéal morphologique
.
A l'examen échographique
, la tête présente un arrondi parfait
. L'échostructure normale du cartilage hyalin de
la tête possède un aspect spécifique
: sur un fond globalement hypoéchogène, la
tête fémorale présente un piqueté échogène
réparti de façon diffuse sur l'ensemble de l'épiphyse
et qui correspond à des vaisseaux épiphysaires comme le
montre le doppler couleur
. Il faut exiger ces marqueurs échographiques pour
affirmer la normalité de la tête fémorale
.
La croissance de la tête fémorale est très
régulière selon une méthode linéaire au cours
de la période néonatale
. C'est ainsi que le diamètre de l'épiphyse
cartilagineuse chez un prématuré de 27 semaines d'âge
gestationnel est de 8 mm pour atteindre un chiffre de 13 à 14 mm
chez le nouveau-né à terme
. Au-delà la croissance fémorale reste régulière
et vers l'âge de 4 mois
, le diamètre normal se situe entre 17 et 18 mm.
Il est important de souligner que l'apparition échographique
du point osseux épiphysaire précède toujours son
apparition radiologique d'environ 15 jours à 3 semaines
. Cette notion est très utile dans le cadre de la
radiographie du bassin au 4
ème mois et de sa place dans le dépistage
de la luxation congénitale de la hanche
.
2.3.1.2. Le col fémoral et le grand trochanter
Avec la tête fémorale
, il forme le bloc cartilagineux néonatal
. Le col fémoral et le grand trochanter sont composés
de cartilage hyalin et leur échostructure est similaire à
celle de la tête fémorale
: fond hypoéchogène associé à
un piqueté hyperéchogène diffus
.
2.3.1.3. Le cartilage de conjugaison
La limite inférieure du massif cartilagineux (tête
fémorale
, col et grand trochanter) est représentée
par une ligne très fortement échogène
, en forme de demi-arche et qui constitue le front d'ossification métaphysaire.
La capsule
, structure fibreuse, apparaît comme une image linéaire
fortement échogène
. Elle enveloppe la tête et la partie supérieure
du col fémoral
. Elle part du grand trochanter, adhère à
la face externe du limbus et du bourrelet cotyloïdien
, pour rejoindre ensuite le périchondre et le périoste
de l'os iliaque
.
Chez le nouveau-né la synoviale est indissociable
de la capsule
.
2.3.2. L'acétabulum (figure 1)
Le toit cotyloïdien est creusé dans le bord
inférieur et externe de l'iléum
. Celui-ci forme la partie solide du système de
couverture et le soutien principal de la tête fémorale
.
A la naissance
, il apparaît comme une structure fortement échogène,
surplombant la tête et dont les contours ne sont nettement définis
qu'à la partie centrale de l'acétabulum
. Impératif de référence absolu, l'os
iliaque doit être visualisé sous forme d'une ligne échogène
parfaitement rectiligne et parallèle au plan cutané
. Un cotyle osseux normalement creusé et modelé
assure
, à la naissance
, une couverture osseuse d'au moins 50 % du diamètre
de la tête fémorale
.
2.3.2.2. Le rebord cotyloïdien assure la couverture déformable
et malléable
Il est formé de deux composants
: le cartilage du toit qui est un cartilage hyalin très
hypoéchogène et le limbus
. Sur le plan ultrasonore, le limbus présente une échostructure
très échogène du fait de sa structure fibro-cartilagineuse
qui tranche avec l'aspect hypo-échogène du cartilage hyalin
cotyloïdien. De forme triangulaire, de direction oblique en bas et
en dehors, il se termine par une pointe effilée
et échogène qui enserre solidement la quasi totalité
de la tête fémorale
.
2.3.3. Le fond cotyloïdien (figure 1)
Il est représenté par le ligament rond
et le pulvinar
. Ces deux formations, d'échogénicité intermédiaire,
ne sont pas toujours distinguables l'une de l'autre à l'examen
échographique
. Elles réalisent une lame échogène, d'environ 4
à 5 mm d'épaisseur, située dans l'arrière-fond
cotyloïdien. Ces structures de la fosse acétabulaire
sont habituellement comprimées par la pression concentrique de
la tête appliquée au fond du cotyle
.
Les muscles constituent l'élément essentiel
de l'atmosphère péri-articulaire
. D'une manière générale, ils assurent
une force compressive entre les deux pièces articulaires
. L'exploration échographique permet parfaitement
de mettre en évidence les muscles fessiers et essentiellement le
muscle moyen fessier et le muscle petit fessier
. Ces deux muscles sont séparés par un fascia
intermusculaire très échogène
.
2.4. Les ultrasons et la caractérisation tissulaire
La compétence histologique n'est actuellement
l'apanage d'aucune méthode d'imagerie
. Cependant, dans le domaine de l'échographie de
la hanche
, il existe un comportement échographique très
spécifique de chacun des composants articulaires
. De plus, dans la majorité des cas, cette échostructure
particulière a une explication plausible.
C'est ainsi que
, quelle que soit sa forme, sa taille ou son épaisseur
, l'os (os iliaque
, pubis
, ischion) présente toujours une échostructure identique
: point, ligne ou courbe hyperéchogène associé
à une réflexion totale des ultrasons comme en témoigne
le cône d'ombre acoustique
.
De même, l'échostructure dense du ligament
rond ou de la capsule
, s'explique aisément par leur composante fibreuse.
La composante fibro-cartilagineuse du limbus permet de comprendre son
échogénicité élevée qui tranche avec
la structure normalement hypoéchogène du cartilage hyalin
(rebord cotyloïdien, tête fémorale
, col, grand trochanter) .
Enfin, la présence de nombreux points échogènes
dans le cartilage hyalin est très probablement en rapport avec
la présence de logettes vasculaires
.
C'est dire qu'il existe des marqueurs échographiques
spécifiques pour chaque composant de l'articulation de la hanche
. La présence de ces marqueurs doit être exigée
pour affirmer la normalité de l'examen ultrasonore
.
L'examen dynamique peut être réalisé
par un seul opérateur et de la façon suivante
:
- La mise en flexion et adduction forcée est impérative
pour tout enfant examiné
. Si l'examen échographique est normal
, aucune autre manoeuvre d'agression ne doit être
envisagée
.
- S'il existe une pathologie lésionnelle (luxation
, dysplasie, hanches instables
, hyperlaxité), il faut obligatoirement compléter
l'examen échographique statique par la réalisation de mouvements
d'abduction et d'adduction
. Ceux-ci permettent d'apprécier soit la réintégration
de la tête dans le cotyle
, soit au contraire l'irréductibilité de la luxation.
2.6. Au total
* Il faut respecter les impératifs. L'utilisation
d'un appareil à haute définition et de sondes à haute
fréquence constitue un préalable indispensable
.
L'enfant doit être exploré par les ultrasons
en période néonatale et seul l'examen clinique permet une
orientation efficace
: c'est souligner la nécessité impérieuse
d'une coopération radio-clinique efficace
.
* Il faut définir les critères d'un
examen échographique normal
(Figure 1 ) :
- Une bonne orientation de la coupe de référence
est indispensable et repose sur l'aspect rectiligne de l'os iliaque et
la présence de l'os pubien
. Ces repères étant respectés, il
faut dérouler au maximum le toit osseux du cotyle pour passer dans
sa plus grande profondeur
.
- Les marqueurs échographiques de chaque composant
anatomique doivent être présents
: hyperéchogénicité des éléments
osseux
, structure hypoéchogène du cartilage hyalin et plus dense
du limbus cartilagineux.
- La hanche reste stable au cours des mouvements d'agression
en adduction forcée
. Cette mise en posture luxante ne doit pas modifier la
couverture et l'orientation habituelle du limbus fibro-cartilagineux
.
- Enfin il faut exiger un encorbellement osseux suffisamment
formé pour assurer une couverture d'au moins 50 % de la tête
fémorale
.
Si l'ensemble de ces critères est réuni
, on peut affirmer que l'examen échographique de
la hanche est normal
. Cette affirmation est très importante lorsqu'il
existe des antécédents familiaux de luxation de la hanche
ou lorsqu'il apparaît une incertitude ou un doute sur l'examen clinique
: cela évite un coussin d'adduction immérité
et dangereux
.
L'examen échographique est rarement une méthode
diagnostique dans le dépistage de la luxation de la hanche
: celle-ci repose à l'évidence sur une bonne appréciation
clinique. L'échographie apparaît cependant
à l'heure actuelle indispensable et irremplacable au moment du
diagnostic clinique pour réaliser un bilan morphologique de l'articulation
et visualiser l'intensité du déplacement
.
C'est dire que l'examen dynamique fait partie intégrante
d'une exploration échographique bien conduite
.
Par ailleurs, son apport est de tout premier plan dans
la surveillance thérapeutique d'une hanche luxée
.
L'exploration ultrasonore doit toujours être réalisée
hanches en posture luxante de flexion-adduction maximum
, de façon à reproduire et à chiffrer
l'instabilité clinique
.
L'analyse échographique d'une hanche luxée
ou dysplasique doit toujours être étudiée point par
point
. Il faut apprécier :
- l'atteinte morphologique et le déficit en profondeur
du cotyle osseux
,
- les modifications de taille
, de sphéricité et d'échostructure
de la tête fémorale
,
- des anomalies morphologiques de situation
, d'orientation et d'échostructure du toit cartilagineux et du
limbus, ainsi que leurs relations avec la tête
,
- les lésions des tissus mous
: épaississement du ligament rond et de la capsule
, refoulement des muscles péri-articulaires
.
L'examen échographique doit également
évaluer la situation spontanée de la tête par rapport
au cotyle
, détailler l'intensité du déplacement,
sa direction et le recentrage de la tête
.
C'est une situation néonatale fréquente
, souvent fugitive, très certainement en rapport
avec une imprégnation hormonale oestrogénique excessive
.
Cliniquement, la hanche est laxe mais c'est une situation
difficile à reconnaître et à différencier d'une
pathologie luxante
.
L'examen échographique est diagnostique (figure
2)
:
Figure
2 : Manoeuvre d'abduction et d'adduction de hanche en
échographie
.
- En manoeuvre d'agression
, au cours de l'examen dynamique en flexion-adduction
, I'échographie apprécie de façon
très précise le déplacement de la tête dont
la direction se fait en dehors
. La tête s'écarte du fond du cotyle et libère
la fosse acétabulaire de sa pression concentrique
. Ceci entraîne une expansion du pulvinar et du
ligament rond
, totalement tributaires des mouvements du contour interne
de la tête cartilagineuse
. Ce déplacement reste modéré de l'ordre de quelques
millimètres (2 à 3 mm). Il se traduit par
une diminution du pourcentage de la couverture osseuse de l'épiphyse
cartilagineuse qui passe de la moitié au tiers de son diamètre
.
- En abduction, la morphologie osseuse et cartilagineuse
du cotyle est normale
. Les rapports de la tête avec l'acétabulum
sont parfaits
. Le cotyle osseux assure une couverture d'au moins la
moitié de la tête fémorale
, tandis que l'auvent cartilagineux l'enserre en totalité
(Figure 2)
.
Le concept de dysplasie repose sur un "trouble du développement
entraînant des difformités"
. Ce concept a également une définition
radiologique représentée par une anomalie architecturale
sans trouble du centrage et précisée par des paramètres
coxométriques
.
Cliniquement, la hanche peut être parfaitement
normale et stable à l'examen clinique
, parfois, on perçoit un craquement ou un claquement
de hanche
. Dans d'autres circonstances
, une instabilité modérée ou importante
avait été constatée en période néonatale
. Enfin, il peut s'agir d'une hanche à risque
.
La séméiologie échographique de
la dysplasie est capitale à connaître (Figure 3)
: le cotyle est plat
, peu profond et court. Le toit osseux assure une couverture
osseuse le plus souvent le tiers du diamètre de la tête fémorale
. Ceci est anormal et on ne doit pas déroger à
la règle suivante
: chaque fois que la profondeur du cotyle admet moins
de la moitié de la tête cartilagineuse en son sein
, le modelage osseux est insuffisant
.
Figure
3 : Sémiologie échographique de la dysplasie
de hanche
.
A l'examen dynamique
, il n'y a aucun déplacement et la tête reste
centrée au fond du cotyle
. La notion d'un concept échographique de dysplasie
ou de dysmorphie cotyloïdienne est capitale car elle repose sur des
arguments morphologiques et dynamiques objectifs
: cotyle mal creusé avec défaut de couverture
osseuse
, morphologie normale du rebord cartilagineux
, hanche stable et centrée
.
Cliniquement, il s'agit d'une hanche subluxable
, laxe, la tête est spontanément en place
dans le cotyle
. Elle en sort aux tests de provocation puis réintègre
spontanément le cotyle dès que l'examinateur relâche
sa pression
. Ceci explique la possibilité d'une radiographie
du bassin normale en période néonatale
.
L'examen échographique apporte des précisions
anatomiques remarquables (Figure 4)
:
Figure
4 : Examen échographique de hanche modérément
instable
.
- En manoeuvre d'agression
, la tête s'éloigne du fond du cotyle
ce qui entraîne une expansion des tissus de la fosse acétabulaire
(pulvinar et ligament rond)
. Parfois, mais rarement
, l'instabilité modérée s'accompagne
d'un épaississement et d'une hypertrophie du ligament rond
. Le déplacement reste modéré de
quelques millimètres (3 à 4 mm) avec comme corollaire une
diminution du pourcentage de couverture osseuse de la tête
. Ce pourcentage devient inférieur au tiers du
diamètre de l'épiphyse cartilagineuse
.
L'excentration de la tête fémorale soulève
le toit cartilagineux et le limbus
. Si on trace une horizontale à partir du point
de jonction limbus-capsule
, elle coupe le toit osseux du cotyle en son milieu (lorsque
l'articulation est normale
, cette horizontale coupe le cartilage tri-radié) .
- En position d'abduction
, le cotyle osseux est dysplasique moins bien creusé
que normalement
. Le pourcentage de couverture de la tête fémorale
est inférieur à 50 %
.
Ces éléments permettent de différencier
l'instabilité modérée de l'hyperlaxité ligamentaire
. L'horizontale tracée à partir de l'extrémité
distale de l'auvent cartilagineux coupe le toit osseux au niveau de son
bord le plus interne (Figure 4)
.
Cliniquement, il s'agit d'une hanche luxable avec ou
sans ressaut
. L'intensité et la netteté du ressaut est
variable en fonction de l'obstacle plus ou moins émoussé
.
Les modifications échographiques sont intenses
(Figure 5)
:
Figure
5 : Echographie de hanche très instable
.
- au cours des manoeuvres dynamiques flexion et adduction
forcée
, il existe un déplacement important: la tête
s'écarte du fond du cotyle
, sa couverture osseuse devient pratiquement nulle et
on note une expansion des tissus de la fosse acétabulaire avec
un allongement et un épaississement du ligament rond qui suit les
mouvements de la tête
. Ce déplacement se fait en dehors mais également
en haut où le toit cartilagineux est refoulé
. Il existe une déformation des plans musculaires
, de la capsule et du périchondre qui
, soulevés par la tête
, sont horizontalisés.
La situation du rebord cotyloïdien est modifiée
: le toit cartilagineux et le limbus fibro-cartilagineux sont refoulés
en haut et horizontalisés. En cas de déplacement important,
l'horizontale tracée à partir du point de la jonction limbus-capsule
coupe le bord le plus externe du toit osseux
. La tête est cependant maintenue sous le cartilage
et la surface interne du limbus est toujours intra-articulaire
.
Il existe des modifications d'orientation et de morphologie
importantes au niveau du rebord cotyloïdien
: il peut être hypertrophié afin de compenser
le défaut de couverture osseuse et d'assurer à lui seul
une couverture d'environ deux tiers de la tête fémorale en
position luxée
. Lorsque les lésions sont plus évoluées
, le cartilage du toit est émoussé et la
couverture cartilagineuse est faible d'environ la moitié de la
tête
. Cette disposition anatomique explique très probablement
le corollaire clinique hanche luxable avec piston (figure 5)
.
- En abduction, la tête réintègre
le cotyle osseux en diminuant la pression nocive sur le rebord cotyloïdien
. Cette réintégration permet ainsi un appui favorable au
fond du cotyle qui va comprimer, en les rendant moins visibles,
les tissus de la fosse acétabulaire
.
Le cotyle est plat
, dysplasique, peu profond et peu creusé : il n'assure
que 30 % de la couverture de la tête réintégrée
(figure 5)
.
3.5. Luxation avec rebord cotyloïdien éversé
Cliniquement, il s'agit d'une hanche luxée réductible
: la hanche luxée réductible se caractérise
par le fait que le clinicien doit maintenir à la main la réduction
et que la hanche se reluxe spontanément dès que l'examinateur
relâche sa pression
.
Les ultrasons apportent un bilan lésionnel d'une
grande précision (figure 6)
:
Figure
6 : Echographie de hanche luxée avec rebord cotyloïdien
év
ersé
.
- Au cours de la manoeuvre d'agression
, l'examen échographique objective
:
*. L'importance du déplacement de la tête
fémorale
. Elle quitte en dehors la totalité de l'acétabulum
osseux et la couverture osseuse devient nulle
. L'expansion des tissus de la fosse acétabulaire
est à son maximum
.
Vers le haut, l'épiphyse cartilagineuse franchit
le rebord osseux externe du cotyle en entraînant les structures
cartilagineuses
. Il existe une importante déformation des plans
musculaires et de la capsule qui
, soulevée par la tête
, sont nettement horizontalisés. Le tiers au moins
de la hauteur de la tête est située au-dessus de l'horizontale
en passant par le bord inféro-interne du toit osseux du cotyle
(figure 6)
.
* Le degré de déformation du toit osseux
et du limbus
. Refoulé en haut, éversé, entraîné
par la tête en dehors d'une horizontale passant par le rebord osseux
du cotyle
, ces structures cartilagineuses ne maintiennent plus
la tête au-dessus d'elle
: la couverture cartilagineuse est inférieure au
tiers du diamètre de la tête
. L'épiphyse se dégage et passe en dehors
de la couverture cartilagineuse pour venir se loger dans un néocotyle
rudimentaire situé à la partie postérieure de l'articulation
. Ce néocotyle est constitué d'une formation
échogène de cartilage hyalin et de fibro-cartilage limbique
échographiquement indissociable
. L'apparition d'une hyperéchogénicité
au niveau du cartilage hyalin traduit des altérations histologiques
(figure 6)
.
* En abduction, la réintégration
est médiocre et instable
.
3.6. Luxation avec limbus inversé
Cliniquement, il s'agit d'une hanche luxée irréductible
. C'est une éventualité très rare
en période néonatale
. Il s'agit d'une hanche luxée de type tératologique
installée précocement dans la période foetale et
qui s'accompagne d'une importante rétraction musculaire péri-articulaire
. L'exploration échographique reste difficile du
fait des importantes modifications morphologiques et dynamiques de l'articulation
. La tête fémorale est luxée
, petite et ne présente aucun rapport avec le cotyle
primitif
. Elle est située dans un néocotyle
. Lors de l'épreuve dynamique
, la tête cartilagineuse qui bute contre le cartilage
inversé n'est pas réintégrable
.
Actuellement, l'exploration échographique est
parfaitement capable d'apprécier l'irréductibilité
d'une luxation
. Cependant, il reste encore difficile de définir la nature exacte
du facteur intrinsèque obstructif : cartilage hyalin
dégénéré
, fibro-cartilage limbique, capsule épaissie
, interposition du muscle psoas iliaque
, épaississement anormal du ligament rond et du
pulvinar (figure 7)
. C'est probablement dans ces circonstances que l'IRM
apporte des corrélations anatomiques très précises
.
Figure
7 : Echographie de hanche luxée avec limbus inversé
.
C'est certainement dans l'évolution d'une hanche
lésée que l'examen échographique apporte tout son
potentiel car il propose une réponse objective à de nombreuses
questions
: la réduction orthopédique est-elle de
bonne qualité
? Une thérapeutique est-elle justifiée devant
une hyperlaxité ligamentaire ou une dysplasie
? L'amélioration de la couverture cartilagineuse et le creusement
progressif de l'auvent cotyloldien sont-ils de qualité ?
Les difficultés de bien gérer une thérapeutique
(abstention thérapeutique ; coussin d'abduction; harnais en flexion
et en particulier le harnais de Pavlik ; réduction progressive
par traction continue dans les formes graves) et de bien analyser une
image radiologique font comprendre le rôle essentiel que joue l'exploration
ultrasonore
. Elle intervient à chaque étape essentielle
: indication d'un traitement
, qualité de la réduction
, appréciation des séquelles
, mise en évidence d'une complication. C'est dire
que toutes les éventualiés cliniques doivent pouvoir bénéficier
de l'exploration ultrasonore
.
Dans l'hyperlaxité simple néonatale par
imprégnation hormonale excessive
, le diagnostic est évoqué cliniquement
et la certitude est apportée par l'examen échographique
.
Dans l'immense majorité des cas, l'articulation
se stabilise spontanément au cours des premiers jours de la vie
et la plupart des auteurs considèrent la hanche laxe comme une
entité bénigne
.
Cette hyperlaxité simple ne justifie a priori
aucun traitement mais nécessite une certitude diagnostique
. L'examen échographique permet de l'apporter par
la réalisation d'un contrôle ultrasonore au 10
ème ou 15ème jour
de vie qui doit affirmer l'intégrité anatomique et la stabilité
parfaite de l'articulation
.
Plusieurs circonstances pathologiques amènent
à s'intéresser à l'évolution d'une hanche
dysplasique
:
* soit elle apparaît dans le cadre d'une luxation
de hanche connue
,
* soit enfin elle est présente dès la
période néonatale
. L'absence de toute instabilité témoigne
alors d'un conflit foeto-maternel peu intense
.
La surveillance échographique permet de montrer
que celle-ci passe par 3 stades d'amélioration progressive ou de
guérison
:
* Le stade le plus évolué est représenté
par une dysplasie cotyloïdienne osseuse et un auvent fibro-cartilagineux
incomplet
. La hanche reste cependant stable au cours des mouvements
dynamiques
.
* Puis spontanément ou éventuellement
après traitement par abduction
, la couverture fibro-cartilagineuse va se normaliser.
Le limbus assure alors une couverture totale de l'épiphyse cartilagineuse
et compense le défaut de couverture osseuse
.
* Dans un 3ème et dernier temps, le potentiel
de croissance modèle et normalise la composante osseuse cotyloïdienne
: la hanche devient cliniquement et échographiquement
stable
.
Cette séquence rend compte de l'intérêt
que suscite l'examen échographique d'autant que cliniquement la
hanche dysplasique peut être parfaitement normale
. L'examen ultrasonore permet ainsi de dégager l'histoire naturelle
d'une dysplasie cotyloïdienne.
4.3. La luxation
La stratégie thérapeutique est essentiellement
fonction du tableau clinique
. La hanche instable et souple du nouveau-né
, de plus en plus observée grâce à l'amélioration
du dépistage clinique, représente la grande majorité
des cas : les indications thérapeutiques sont habituellement
simples
. L'examen échographique affine le geste thérapeutique
et affirme la guérison
.
Beaucoup plus rarement, il s'agit de hanches néonatales
"difficiles" ou d'échec thérapeutique
. L'indication thérapeutique
, affaire de spécialiste, est difficile à
poser et délicate à réaliser
. L'examen échographique est indispensable lors
de chaque décision thérapeutique
.
L'expérience ultrasonore permet de répondre à plusieurs
questions difficiles que se posent les thérapeutes:
* Quand faut-il traiter ? Pour l'orthopédiste
ou le pédiatre
, la durée du traitement est difficile à
fixer
. Pour certains, la mise en abduction dure 3 mois jusqu'à
la radiographie de contrôle
. D'autres préconisent le port du harnais de Pavlik
pendant 4 mois
.
Dans ce domaine, l'examen échographique apporte
des données tout à fait intéressantes
:
- Dans la grande majorité des cas, grâce
à un traitement simple (culotte d'abduction ou harnais de Pavlik)
l'amélioration est rapide et les hanches ont un aspect échographique
, morphologique et dynamique strictement normal avant
la fin du 2
ème mois de vie. Des hanches luxables
ou luxées ont parfois un aspect ultrasonore parfaitement normal
le premier mois de vie à condition bien entendu que le traitement
soit commencé en période néonatale
.
- En réalité, il est beaucoup plus étonnant
de s'apercevoir que grâce à l'examen échographique
le génie évolutif d'une luxation peut être également
imprévisible
. En effet, alors que rien ne le laissait prévoir,
une hanche luxable ou luxée peut s'améliorer beaucoup plus
lentement que d'habitude
. A l'inverse, l'amélioration peut être beaucoup plus rapide
que prévue et ceci quel que soit le type de luxation.
Ces données montrent bien que les orthopédistes doivent
se familiariser aux résultats échographiques pour mieux
apprécier la durée d'immobilisation d'une hanche luxée
. Il paraît beaucoup plus logique de réaliser
un traitement "à la carte" probablement de durée variable
en fonction de chaque enfant
, et dont l'arrêt sera justifié sur des critères
de normalité clinique et surtout échographique
.
* Quel est l'apport de l'échographie dans cette
discussion d'attitude thérapeutique
?
L'examen échographique paraît maintenant
indispensable pour juger l'efficacité thérapeutique
. On sait que l'obtention d'une stabilisation clinique
ne signifie pas la guérison
: une instabilité ou une laxité de 1 à
2 mm est infraclinique alors que ce déplacement est parfaitement
apprécié par les ultrasons
. De même, une luxation va passer par un stade obligatoire
de dysplasie cotyloïdienne dont les éléments dysmorphiques
et l'histoire naturelle sont très bien perçus par les ultrasons
. C'est dire que quelles que soient les circonstances
de diagnostic et quelle que soit l'intensité de la lésion
initiale dépistée à l'exploration échographique
, les ultrasons jouent un rôle dorénavant
totalement indispensable pour apprécier la qualité du geste
thérapeutique
.
Un examen échographique
, au même titre qu'un examen clinique ou radiologique
, représente un instantané d'un état
anatomique et physiologique et il est à l'évidence dangereux
de prévoir l'avenir d'une hanche sur un seul examen clinique ou
paraclinique
. C'est ainsi que la hanche luxée ou dysplasique
ne représente qu'une étape ponctuelle
. Elle est certes très importante car l'intensité
lésionnelle est précisée
, mais elle est à l'évidence artificiellement
isolée d'une longue histoire évolutive commencée
dès la vie foetale ou plus rarement dès la vie embryonnaire
: vont intervenir en effet successivement une ébauche embryonnaire
en général normale, puis une période
foetale où se constitue habituellement la dislocation
, des éléments de restauration spontanée
en période néonatale
, enfin des améliorations post-thérapeutiques
et des déformations secondaires progressives éventuelles
.
On connaît maintenant grâce à l'exploration
échographique l'évolution habituelle d'une luxation de la
hanche
: hanche luxée en période néonatale
, puis luxable, puis dysplasique stable et enfin normale
sur le plan morphologique et dynamique
. En matière de maladie luxante de la hanche
, on sait maintenant que la vérité d'un
jour n'est pas celle du lendemain
: c'est ainsi qu'un ressaut néonatal se transforme
très vite en une hanche stable ; de même une hanche luxable
se transforme rapidement en une hanche dysplasique stable ; enfin
, le plus rarement, une dysplasie peut évoluer vers une subluxation
. C'est dire que
vouloir opposer une hanche laxe à une hanche
luxable ou luxée ne paraît pas justifié
: ces formes évoluent dans le temps très rapidement comme
autant de stades d'une même affection .
Au total, la hanche lésée ne peut être
définie par des types morphologiques lésionnels ou des mesures
angulaires ; c'est une conception trop rigide et trop statique et finalement
dangereuse
: c'est la raison pour laquelle il faut condamner l'examen
échographique systématique et isolé
. Il est en réalité beaucoup plus logique
d'envisager une lésion de la hanche dans une vision dynamique dans
le temps et dans l'espace
.
5.2. Les certitudes
* Il est possible d'affirmer échographiquement
la normalité d'une hanche sur le plan morphologique et dynamique
. Cette notion est fondamentale car elle permet de cerner
au plus juste les véritables indications thérapeutiques
et d'éliminer les nombreux cas qui ne nécessitent pas de
traitement
. Devant des antécédents familiaux de luxation
, devant une asymétrie des plis fessiers
, devant un craquement ou un claquement, devant une hanche
radiologiquement limite
, il est important d'avoir une exploration objective capable
d'affirmer la normalité des articulations coxo-fémorales
. Quand on connaît l'inflation thérapeutique
et les dangers potentiels d'une ostéochondrite post-thérapeutique
, on cerne tout l'intérêt d'une telle exploration
capable de cerner au mieux les indications thérapeutiques
.
* L'hyperlaxité ligamentaire et la dysplasie
de hanche sont des entités échographiques bien définies
et qui reposent sur des éléments morphologiques et dynamiques
objectifs
. Tout traitement est inutile à la condition expresse
d'une surveillance échographique seule capable d'affirmer la guérison
. Cette attitude conduit à réduire massivement
les indications thérapeutiques
.
* Les lésions anatomiques d'une luxation de hanche
avec instabilité modérée ou majeure
, d'une luxation de hanche avec un rebord cotyloïdien
éversé et dysplasique
, d'un limbus écrasé ou inversé sont
parfaitement définies par l'exploration ultrasonore
. La connaissance de ce bilan lésionnel de départ
est très utile dans la décision thérapeutique initiale
.
* L'échographie participe intimement à
la qualité de la surveillance thérapeutique
. Elle est devenue indispensable pour apprécier
la meilleure position de recentrage
, en particulier dans un harnais de Pavlik, pour évaluer
la réalité d'une bonne réduction ou en apprécier
son échec
, pour mettre en place dans les meilleures conditions
possibles un plâtre pelvi-pédieux
. Enfin, en intervenant constamment dans la surveillance
thérapeutique
, elle permet de mettre en évidence le très
grand polymorphisme évolutif d'une hanche à l'autre
: c'est ainsi que la durée pour obtenir la guérison
d'une hanche luxée paraît imprévisible
.
* L'ère de la coopération radio-clinique
en matière de pathologie de la hanche est devenue une réalité
.
L'exploration ultrasonore doit avoir deux buts :
- aider à poser au plus juste l'indication thérapeutique
,
- permettre de mieux gérer et d'affiner une décision
de traitement
. C'est un apport fondamental dans l'amélioration
du diagnostic et de la thérapeutique d'une pathologie de la hanche
.
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